Choisir un logiciel de facturation électronique : les 9 questions à poser
Il existe des dizaines de comparatifs. Presque aucun ne vérifie la seule chose qui compte : que le prestataire soit réellement immatriculé.
La seule vérification qui n'est pas négociable
Avant tout critère de confort, de prix ou d'ergonomie, une seule question tranche : ce prestataire figure-t-il sur la liste officielle des plateformes agréées ?
La DGFiP publie cette liste et la met à jour. C'est la seule source qui fasse foi. Consulter la liste officielle.
Les 9 questions à poser, par écrit
Envoyez-les telles quelles au service commercial. Une réponse floue est une réponse.
- Êtes-vous immatriculé comme plateforme agréée ? Demandez le numéro d'immatriculation et vérifiez-le sur la liste de la DGFiP.
- Combien de factures sont incluses par mois, en émission et en réception, avant bascule vers un plan supérieur ?
- La réception est-elle incluse ? C'est votre seule obligation au 1er septembre 2026. Certaines offres ne facturent que l'émission.
- L'e-reporting est-il inclus ? Si vous vendez à des particuliers ou à l'étranger, ce n'est pas une option. Rappel : en franchise en base, la transmission est bimestrielle.
- Quels formats produisez-vous — UBL, CII, format mixte — et faites-vous la conversion, ou attendez-vous que mon outil actuel s'en charge ?
- Quelle durée d'archivage, et que devient l'archive si je résilie ?
- Puis-je récupérer toutes mes factures dans un format exploitable, sans frais, à tout moment ?
- Gérez-vous les mentions obligatoires nouvelles : SIREN du client, adresse de livraison quand elle diffère ?
- Quel est le prix dans 24 mois ? Le tarif d'appel de la première année n'engage personne.
Ce que coûte l'absence de décision
| Manquement | Sanction |
|---|---|
| Facture non émise au format électronique | 15 € par facture, plafond 15 000 € par année civile |
| Aucune plateforme pour recevoir, 3 mois après mise en demeure | 500 € |
| Puis, par période de 3 mois supplémentaire | 1 000 € |
Autrement dit : toute offre annuelle en dessous de ces montants coûte moins cher que l'inaction. C'est le seul argument chiffré qui vaille pour se décider vite.
Nos trois règles éditoriales
- Aucun outil recommandé sans vérification. Nous ne relayons pas une fiche produit : nous relevons le tarif et l'immatriculation à la source, et nous datons le relevé.
- L'affiliation est affichée. Lorsqu'un lien nous rémunère, c'est écrit à côté du lien. Cela ne change ni l'ordre, ni le contenu de nos recommandations.
- Le gratuit passe avant le payant. L'intention dominante des personnes qui cherchent ce sujet est de ne pas payer. La respecter est la seule façon de mériter leur confiance.
Le reste du dossier
Questions fréquentes
Comment savoir si un logiciel de facturation est vraiment conforme ?
En vérifiant qu'il figure sur la liste officielle des plateformes agréées publiée par la DGFiP. C'est la seule source qui fasse foi. Une « solution compatible » n'est pas une plateforme agréée.
Quelle est la différence entre une plateforme agréée et une solution compatible ?
Une plateforme agréée est immatriculée par l'administration et peut émettre, transmettre et recevoir des factures électroniques. Une solution compatible peut produire un fichier au bon format, mais ne peut pas assurer seule certaines fonctions et doit passer par une plateforme agréée.
Quelles questions poser avant de choisir un logiciel de facturation électronique ?
Neuf questions : l'immatriculation, le volume inclus, si la réception est incluse, si l'e-reporting est inclus, les formats produits, la durée d'archivage, la récupération des factures en cas de départ, la gestion des nouvelles mentions obligatoires, et le prix dans 24 mois.
Combien coûte le fait de ne pas choisir de solution ?
15 € par facture non émise au format électronique, plafonnés à 15 000 € par année civile. Et 500 € trois mois après une mise en demeure pour absence de plateforme de réception, puis 1 000 € par période de trois mois supplémentaire.
À quelle fréquence un micro-entrepreneur doit-il transmettre son e-reporting ?
Tous les deux mois pour une entreprise en franchise en base de TVA, selon la FAQ officielle de la DGFiP.